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CixiBrain, le chat, et l'honnêteté qui inspire confiance

Ce mois a été dense. On a branché CixiBrain — le module cognitif central qui devait relier perception, mémoire et décision. Avant cette semaine, il existait sur le papier. Maintenant il tourne.

"Un cerveau ne se code pas en une nuit. Mais il se branche."

On a aussi construit une interface de conversation directe avec CIXI. C'est la feature la plus démontrable à ce jour — quelqu'un peut poser une question au système, voir ses cycles, ses métriques, son état interne. C'est concret. C'est visible. C'est la première fois que CIXI est vraiment accessible de l'extérieur.

J'ai aussi revu le site avec honnêteté. Certaines formulations laissaient croire que tout était déjà là — l'autonomie complète, le pipeline entier. Ce n'est pas le cas. L'architecture cible est posée, les systèmes core tournent, mais l'autonomie complète sans supervision humaine, c'est Q3 2026. Un investisseur sérieux vaut mieux être impressionné par la vérité que déçu par une promesse trop grande.

3 700+
cycles analysés
386
adoptions
Q3 2026
autonomie complète

NCX, gouvernance, et la question du GPU

L'hiver a été consacré à deux choses : la couche de décision intelligente — le NCX — et la gouvernance du système. NCX, c'est l'EffortEngine + l'Arbitrage : comment CIXI décide quoi faire, dans quel ordre, avec quelle priorité. Pas encore parfait (certaines actions utilisent encore du random), mais l'architecture est là.

Le TrustManager et son mode SHADOW ont été mis en place. CIXI peut maintenant opérer en mode observation pure — regarder sans toucher — avant d'être autorisé à agir. C'est une garantie de sécurité fondamentale. Aucune mutation n'est appliquée sans passer par le SafetyGate.

"Le mode SHADOW, c'est l'humilité codée en dur. Le système observe avant de prétendre comprendre."

C'est aussi à cette période que la réalité GPU s'est imposée. CIXI tourne sur mon iMac — sans GPU dédié, sans Whisper, sans BLIP. Les capacités multimodales réelles demandent une machine avec 2–3 RTX 5090. On parle de 30 000€. C'est l'objectif de financement du projet.

SelfEditor, mutations, et les premiers vrais cycles

C'est l'automne qui a tout changé. Le SelfEditor est devenu fonctionnel — CIXI peut maintenant proposer des modifications à sa propre configuration, basées sur l'analyse de ses KPIs. Ce n'est pas encore de l'autonomie complète : chaque proposition passe par une validation humaine. Mais c'est le premier vrai signe d'auto-amélioration.

Le MutationPromoter a été ajouté pour détecter la stagnation. Quand les métriques n'évoluent plus, il émet des "tickets d'évolution" — des suggestions structurées pour débloquer le système. Et le RunStore enregistre désormais l'historique complet : chaque cycle, chaque KPI, chaque événement.

"386 adoptions enregistrées. CIXI retient ce qui fonctionne. C'est petit mais c'est réel."

60+ métriques Prometheus. Les premières analyses de trend. Le système apprend de lui-même — avec prudence, avec validation, mais il apprend.

386
premières adoptions
60+
métriques Prometheus

Le LifecycleManager : quand le système ne dort plus

Après les premiers fichiers, il fallait construire le moteur. Le LifecycleManager est la colonne vertébrale de CIXI : une boucle continue, ~140ms par cycle, avec hot reload de configuration, circuit breakers pour éviter les emballements, et parallélisation des tâches.

La première fois que j'ai vu CIXI tourner sans interruption pendant plusieurs heures, j'ai compris que quelque chose de différent était en train de se construire. Pas un script. Pas un chatbot. Un système qui respire.

"140 millisecondes par cycle. Le rythme d'un système vivant."

C'est aussi à ce moment que j'ai ajouté la sécurité SHA256 atomique sur les entrées/sorties. Chaque donnée qui entre ou sort est vérifiée. Pas négociable.

Jour zéro : pourquoi les IA ne s'améliorent pas seules ?

Je ne suis pas développeur. Je n'avais pas de plan détaillé. J'avais une question qui ne me lâchait pas : pourquoi les IA restent-elles statiques ?

Les modèles de langage sont figés. Ils répondent, puis oublient. Ils ne capitalisent pas sur leurs erreurs, n'ajustent pas leur stratégie, ne deviennent pas meilleurs avec le temps. C'est une limite fondamentale que je voulais attaquer directement.

"CIXI ne sera pas un assistant. Ce sera un moteur qui apprend."

Le 14 juillet 2025, j'ai ouvert Cursor, et j'ai commencé. Les premiers fichiers étaient maladroits. Le premier cycle a tourné en quelques jours. L'architecture a émergé progressivement — pas depuis un plan parfait, mais depuis une conviction ferme sur ce que le système devait être.

Je code avec l'aide de l'IA. C'est ma méthode, et je l'assume. L'essentiel, c'est que les décisions architecturales — ce qui compte vraiment — sont les miennes.